






















Au 17ème siècle la qualité de l'enseignement
proposé par les religieux, en particulier par les Jésuites, permet de nombreuses
avancées en matière scientifique ; de plus les voyages des missionnaires permettent
des découvertes et amènent à des observations variées.
Toulouse participe de ce mouvement dans lequel les hommes d'Eglise jouent
un rôle de premier plan. Le père Maignan, religieux minime, y apparaît comme
la figure de proue. Son séjour à Rome et les relations qu'il entretient avec
d'autres savants le font participer d'un véritable réseau scientifique. Ses
travaux, dont le plus célèbre restera la Perspectiva Horaria, sont largement
diffusés. A son époque, la Société des Lanternistes annonce déjà le siècle
des Lumières.
D'autres religieux suivirent son exemple : le Jésuite Michel Mourgues et le
Capucin Emmanuel De Viviers, se livreront ainsi à des recherches et à des
observations astronomiques quelques décennies plus tard.
L'astronomie toulousaine n'est cependant pas encore réellement organisée,
ni même installée : ses adeptes ne disposent en effet d'aucun observatoire
véritablement scientifique. Ces précurseurs feront néanmoins des émules qui
ne tarderont pas à bénéficier de leurs travaux pionniers.