L'astronomie toulousaine du siècle des Lumières naît
sur les hauteurs d'une tour des remparts de la ville, avant d'essaimer dans
la cité et les environs. François Garipuy (1711-1782) et Antoine Darquier
(1718-1802), observateurs précis et rigoureux, pénétrés d'idéal scientifique,
s'inscrivent dans l'esprit encyclopédique du 18ème siècle. Autour d'eux,
quelques amateurs scrutent le ciel et participent à la renommée savante
de la Toulouse.
L'Académie des Sciences et la ville ont constitué les soutiens initiaux
pour la fondation d'un observatoire. Les initiatives personnelles ont relayé
ces premiers efforts. Cependant les instances politiques ne négligèrent
pas ce lieu de savoir, puisque la Province se soucia, à la mort de Garipuy,
de la pérennité de son observatoire de la rue des Fleurs.
Ainsi à la veille de la Révolution, l'astronomie toulousaine est en plein
essor : les élèves des deux figures tutélaires ont essaimé dans la ville
et dans la région, les observations sont publiées dans les Mémoires de l'Académie
des Sciences, et la réputation de Toulouse dépasse largement les frontières.
Evoquant en 1792, dans son Astronomie, les différents observatoires de France,
Jérôme Lalande affirmait que Toulouse était " de toutes les villes de province
celle où l'astronomie a été le plus cultivé ".





















