ARCANES, la lettre

Dans les fonds de


Chaque mois, l'équipe des Archives s'exerce à traiter un sujet à partir de documents d'archive ou de ressources en ligne. Retrouvez ici une petite compilation des articles de la rubrique "Dans les fonds de", dédiée à la présentation de documents issus de nos fonds.

DANS LES FONDS DE


Zone verte de Sesquières, entrée du camping municipal de Rupé, 1982. Ville de Toulouse, Archives municipales, 2Fi4385.

Poser ses valises "au Rupé"


janvier 2018

L'hiver est bien installé et voilà que nous pensons déjà à la chaleur, aux grillades et longues soirées d'été. Pour cette invitation au voyage, pourquoi ne pas songer à poser ses valises au camping municipal de Rupé ?

Situé près de la zone verte de Sesquières, au 21 chemin du Pont de Rupé, il doit son nom à un maître chaussatier (artisan du textile), Jacques de Rupé, qui possédait une métairie en ce lieu au 16e siècle. Pour développer le tourisme, la Ville, a acheté, en 1962, une parcelle de 28 000 m², a procédé à l'aménagement des installations et a décidé le classement du camping de Rupé dans le domaine public communal en 1970. Depuis sa création, la Ville a assuré son exploitation en régie directe.

Mais pour maintenir le classement du camping en trois étoiles, moderniser l'équipement et étendre la capacité d'accueil (jusqu'alors fixée à 600 campeurs), en 1991, il a été décidé de confier à un professionnel, par contrat de concession, l'ensemble des missions de construction, d'exploitation et de développement des activités de camping caravaning. C'est ainsi que la Société Financière Midi-Pyrénées s'est vue confier la délégation de service public de cet établissement pour une durée de 30 ans.

Lettre adressée à sa majesté l'empereur Napoléon III par J. Roaldès, ancien conseiller municipal au sujet de la construction d'un pont devant la gare de Toulouse. Ville de Toulouse, Archives municipales, 1Z449/1 (détail).

Quand les valises tombaient dans le canal


janvier 2018

Après maintes discussions et incertitudes sur son emplacement, la gare Matabiau fut inaugurée le 31 août 1856, en présence de l'archevêque Mgr Rioland, qui bénit 4 locomotives ornées de drapeaux, consacrant la ligne Bordeaux-Cette. La compagnie ferroviaire du midi s'était engagée à édifier un pont afin de permettre la circulation entre la ville et la gare, mais devant l'ampleur et le coût des travaux, la construction pris du retard. De ce fait, de nombreux voyageurs, ne pouvant s'offrir l'omnibus qui empruntait les contre-allées Louis Napoléon pour acheminer les voyageurs en ville, marchaient tout droit en sortant de la gare et tombaient dans le canal avec leurs valises.

Déjà en novembre et décembre 1857, plusieurs voyageurs furent repêchés sains et saufs mais leurs valises furent perdues ou bien détériorées. Malheureusement, le drame prévisible s'avéra et, le 20 janvier 1858, un soldat du 93e régiment qui venait d'Afrique se noya. La liste des incidents s'allongea encore le 11 février 1859. C'est ainsi que Le Journal de Toulouse relata que « vers 6 heures du soir, Gustave Saver, sergent fourrier au 88e régiment était tombé dans le canal en sortant de la gare et que heureusement il savait nager ».

C'en était trop, M. Roaldès, ancien conseiller municipal décida d'agir et envoya une requête à Napoléon III, empereur des Français et à M. Boselli, préfet du département. Sans doute fut-il entendu puisqu'en 1860 la construction du pont Bayard (aujourd'hui du 19 mars 1962) fut décidée et confiée à l'ingénieur Urbain Maguès.

Détail du plan de la façade Sud-Ouest de la résidence l'Orée du Bois (extrait du permis de construire délivré en 1974). Ville de Toulouse, Archives municipales, 614W422.

À l'Orée du bois


décembre 2017
En juin 1974, la ville de Toulouse accorde le permis de construire à la SARL MAP Saurat, une société civile immobilière familiale, pour la construction d'une résidence  étudiante située 71 rue Aristide Maillol, à deux pas de la nouvelle université du Mirail. Elle se distingue alors par sa forme, car construite sur le modèle d'un tripode de 9 étages, et par le nombre de logements (399), essentiellement des studios.
Malgré un si joli nom, tout n'est pas rose à l'Orée du Bois… Est-ce d'ailleurs pour cela, qu'en 1987, l'assemblée générale des copropriétaires change le nom pour devenir Les Castalides ? Assez rapidement la résidence souffre d'une mauvaise fréquentation et d'une gestion inadaptée. Vandalisme, insécurité, squats, trafic de drogue, insalubrité sont le lot quotidien des habitants. Dans ce contexte, un arrêté municipal d'urgence pour l'évacuation de l'immeuble est pris le 26 août 2013. En parallèle, la ville de Toulouse entreprend le rachat progressif des logements dans le but de démolir la résidence. Une démolition initialement prévue pour l'automne 2017...
Croix en bois de carolin, détail d'un dessin accompagnant la déclaration de cambriolage au couvent des Jacobins en 1967. Ville de Toulouse, Archives municipales, 332W82.

Croix de bois, croix de fer...


décembre 2017

« Si je mens, je vais en enfer ! ». C'est certainement ce que s'est dit un vieux monsieur l'an dernier avant de passer de vie à trépas. Cinquante ans plutôt, cet individu dont nous tairons le nom, participe à un cambriolage au Couvent des Jacobins. Il en profite pour dérober, entre autres objets du culte, une croix de procession en bois de carolin. En 2016, à l'aube de sa vie et pris d'atroces remords, il décide de confier ce qui subsiste de son larcin à un prêtre.
Pierre Esplugas-Labatut, adjoint au maire en charge des musées de Toulouse, expliqua alors à la presse que la preuve de ce vol avait été trouvée parmi les documents des Archives municipales de la ville.
Nous vous invitons aujourd'hui à découvrir les pièces de cette affaire conservées aux Archives dans le dossier portant la référence 332W82. En téléchargeant le fichier pdf, vous pourrez ainsi consulter :
- la copie pelure du courrier rédigé par Denis Milhau, conservateur du musée des Augustins, adressée au commissaire du 1er arrondissement, le 31 janvier 1967,
- la liste des objets dérobés,
- les croquis de ces derniers,
- et deux photographies de Jean Dieuzaide montrant un fragment sculpté et la fameuse croix en situation.

Encore un exemple de l'intérêt de bien gérer ses archives !

 

Catalogue de la XXX° Exposition Canine Internationale. C-A-C, Toulouse 26 octobre 1958. Parc des Expositions. XI° quinzaine de Arts Ménagers. Imp. A. Gomes. Toulouse. Ville de Toulouse, Archives municipales, 1Z370/1.

Quant la canne devient canine à quatre pattes.


novembre 2017

Notre engouement pour ne pas dire notre passion pour nos amis à quatre pattes est assez récente. En effet, il fallut attendre mai 1863 pour que les Parisiens puissent assister à la première exposition canine organisée en France.

Cette manifestation se déroulait au jardin d'acclimatation du bois de Boulogne, à Paris. Le but était de réunir une collection de chiens aussi complète que possible afin de distinguer les races pures, utiles ou d'agrément et les croisements à conserver. Bien qu'elle se déroule sous l'égide de Napoléon III, elle intéressa assez peu les Français, et ce n'est qu'en 1881 que la société centrale canine vit le jour. Les  débuts furent modestes car contrairement à l'Angleterre, les Français étaient indifférents à l'élevage de chiens de pure race. D'ailleurs, la société ne sera reconnue d'utilité publique que le 28 avril 1914.

A Toulouse, dès la fin des années 20, une exposition canine internationale fut organisée annuellement, révélant ainsi tout l'intérêt que nous portons désormais à nos animaux de compagnie. Le don de Madame Hermet nous permet de feuilleter une jolie collection des catalogues officiels de ces expositions, allant de 1958 aux années 2000.

Vie des Archives. Archives municipales de Toulouse, 2 rue des Archives. 26 mai 2016. Reportage de 341 clichés sur la vie des Archives de Toulouse réalisé pour la journée internationale des Archives du 9 juin 2016. Ici est illustrée la recherche documentaire, dans un magasin plein. Stéphanie Renard - Ville de Toulouse, Archives municipales, 4num12/95.

Un festival de cannes !


novembre 2017

A l'heure où tout se calcule, la canne, cette ancienne mesure remplacée par le système métrique, pourrait être réhabilitée le temps d'une lecture.

Les Archives municipales, c'est plus de 800 ans d'histoire : quelle distance, n'est-ce pas ? C'est d'autant plus vrai que, mises bout à bout, les archives conservées dans notre bon vieux réservoir de Bonnefoy représentent désormais la distance qui nous fait, à vol d'oiseau, traverser Toulouse, depuis sa limite avec Portet-sur-Garonne, jusqu'à ses confins avec Launaguet et l'Union. Alors, combien de cannes ? Grosso modo, sous l'Ancien Régime, on comptait 725 cannes. Et comme l'administration se modernise, on vous le donne en kilomètres : 14,5. Pour les sportifs des randos vélos, c'est une heure de bécane.

Avec la prise en charge des PACS par les mairies, ce sont 130 mètres de dossiers actifs que le tribunal d'instance va transférer aux services communaux… soit la longueur de la rue de Cannes !

Face à un tel volume, l'archiviste chicane, puisque ce sont désormais en moyenne 200 cannes (vous convertirez vous-mêmes) de dossiers et maquettes qui concourent chaque année à repousser nos statistiques, hélas bien plus extensibles que nos murs. Des murs qui ont une capacité de conservation de 2734 m², soit 1367 cannes carrées. Tempête dans un verre d'eau... ou hurricane dans un réservoir ?

Attention danger !


octobre 2017

Affiche annonçant une enquête publique sur l'établissement d'une porcherie au quartier de Périole, 1902. Ville de Toulouse, Archives municipales, dossier EC23, 119W3.Fin 19e, le bureau de l'Hygiène de la mairie de Toulouse est chargé de donner son avis sur les installations classées, à savoir toutes les industries susceptibles d'être dangereuses, insalubres ou d'incommoder leur voisinage immédiat.

Cette surveillance, organisée par les préfectures dans l'intérêt de la salubrité et de la sécurité publique, remonte à la fin du 18e siècle, lorsque l'explosion de la fabrique de poudre de Grenelle entraîna la mort de près de 1 000 personnes.
À Toulouse, les dossiers d'inspection des installations classées nous permettent d'avoir un panorama des activités artisanales et industrielles présentes sur le territoire depuis plus d'un siècle. On redécouvre par exemple les métiers de la fin du 19e siècle, à une époque où les vacheries, laiteries et porcheries étant en plein cœur des villes et où vous pouviez avoir une usine de fabrication de peignes et boutons en os au pas de votre porte, ce qui suscitait, quelques fois, des frictions entre les différents protagonistes.

C'est ainsi qu'en 1907, les voisins d'un chiffonnier établi rue de l'Industrie attirèrent l'attention de la municipalité en ces termes : « Il se dégage journellement des odeurs nauséabondes provoquées par les dépôts d'os et de peaux de lapins fraîches, [établissant] un véritable foyer d'infection ». Charmant !


Liens vers les fonds concernant les installations classées : 119W ; 274W ; 293W ; 755W ; 813W ; 1157W

Bourdon (?) écrasé dans un registre ancien. Ville de Toulouse, Archives municipales.

Attention le bug !


octobre 2017

Il vole, il vole le bourdon. Mais celui-ci était mal avisé lorsqu'il a entrepris de se poser sur la page de garde d'un registre laissé ouvert, En effet, le malheureux ne se doutait pas que le commis en charge de la tenue du livre veillait et que, dans un éclair, ce dernier aller refermer brusquement le volume !
Pim, paf ! Fixé pour l'éternité au registre...

Mieux encore, cet employé aux écritures du moulin du château Narbonnais qui, a réussi le tour de force d'en avoir cinq d'un coup. Oui, cinq ! Alors qu'il inscrivait les entrées de blé et le millet en cette année 1735, cinq mouches vinrent innocemment s'y poser. 14Z110 - cimetière de mouchesD'un coup magistral, elles y furent joliment aplaties pour l'éternité - ou presque. Il faut dire que nos commis du moulin s'était longuement entraîné auparavant, car une grande partie de ce "Livre des mistures", est un véritable cimetière de mouches !
Et si d'aventure un bug vrombissant se trouvait dans une salle de lecture d'archives ou de bibliothèque, là, à tournicoter et vous agacer, à vous déconcentrer dans votre recherche, de grâce ne vous prenez pas pour le vaillant petit tailleur du conte de Grimm, qui a réussi le tour de force d'en avoir sept d'un coup, respectez les documents (et éventuellement le monde animal).

Cartes de chômeurs extraites du fonds 164W des Archives de Toulouse. Ville de Toulouse, Archives municipales.

Le chômage à la carte


septembre 2017

Le fonds municipal de chômage de la ville de Toulouse a été créé en 1927 et cessera toute activité en 1969. Les archives de cet organisme viennent d'être reclassées et constituent le fonds 164W, désormais consultable par tous.

Ces documents livrent aux chercheurs une formidable source pour l'étude de l'histoire sociale toulousaine, mais aussi un panorama des dépressions économiques qui auront pu frapper le pays et plus particulièrement la ville. On y perçoit clairement l'essoufflement de certains secteurs d'activités, comme la chute d'entreprises locales.

Finalement, ces archives permettront peut-être de tordre le cou à certaines idées reçues, car les femmes y figurent en aussi grand nombre que les hommes, preuve s'il en est de l'importance des femmes dans le monde du travail, impulsée par la mobilisation générale de la première guerre mondiale.
 

Florilège de pièces d'un dossier individuel, fonds 164W des Archives de Toulouse. Ville de Toulouse, Archives municipales. On pourra y consulter trois types de documents :

- les volumineux registres d'inscription des chômeurs entre 1932 et 1968 ;
- une sélection de cartes individuelles d'allocataires et de bénéficiaires de secours. Roses pour les femmes, ocres pour les hommes et vertes pour les étrangers, ces cartes ont été patiemment triées, amoureusement dépoussiérées et tendrement conservées afin de suppléer aux lacunes de certains registres d'inscriptions (ceux des années 1934, et 1937 à 1939).
- et finalement des échantillons de dossiers individuels où se mêlent divers formulaires d'inscription, de radiation, de réinscription, des rapports d'enquête sur la moralité des demandeurs, les certificats de travail de précédents employeurs, les cartes de pointage, etc.

Pour découvrir ce fonds d'archives, munissez-vous de votre carte de lecteur, et on vous donne rendez-vous tôt le matin en salle de lecture.

Menu du banquet offert par des élèves le 17 janvier 1914, conçu par le Grand-Hôtel et Tivollier. Toulouse : Imprimerie Cléder (1914), Ville de Toulouse, Archives municipales, 14Fi205 (détail).

Au menu de la bibliothèque...


septembre 2017

Ah… septembre ! Le temps de la rentrée des classes, des Journées du Patrimoine, de l'arrivée de l'automne... Bref, le dur retour à la réalité après des vacances bien méritées. Alors, pour reprendre en douceur, ce mois-ci le chef vous propose :
• une sélection d'atlas (la forme ultime de la carte en bibliothèque...),
• une séquence souvenir, avec la présentation de notre collection d'une revue régionale consacrée aux cartes postales anciennes,
• un assortiment de menus toulousains, collectionnés avec ferveur par André Hermet (pour se mettre l'eau à la bouche),
• et, pour terminer sur une note festive, mais néanmoins avec modération, une monographie sur le vignoble aquitain, qui éclairera peut-être votre choix lors de la prochaine foire aux vins...

Et si vous souhaitez prolonger l'expérience en mitonnant à votre tour quelques mets dignes de figurer sur la carte, n'hésitez pas à consulter notre catalogue en ligne : vous y trouverez certainement l'inspiration !

Fac-similés de cartes de clubs révolutionnaires toulousains. - Ville de Toulouse, Archives municipales, 190W142/1.

Révolution'air !


juillet-août 2017

Les archivistes ont parfois leurs raisons que la raison ignore… ! Au hasard de mes pérégrinations dans nos magasins d'archives, je suis tombée un jour sur une boîte dont le contenu m'a plus qu'étonnée : un ensemble hétéroclite d'objets commémoratifs du bicentenaire de la Révolution française (aérosol judicieusement nommé « Parfum de Liberté », boîtes d'allumettes, sachets de sucres, cartes de jeu, tickets de métro parisien, serviette en papier, … !).

 Fac-similés de cartes de clubs révolutionnaires toulousains. - Ville de Toulouse, Archives municipales, 190W142/2.En poussant mes recherches un peu plus loin, il s'est avéré que cette boîte était issue d'un versement des Archives municipales elles-mêmes (les archives des Archives en quelque sorte). L'un de mes prédécesseurs, à une époque où je n'étais pas encore née, avait consciencieusement collecté un florilège de goodies (comme on dirait de nos jours) célébrant cet événement historique. Un seul d'entre-eux est véritablement en lien avec les fonds des Archives municipales : un fac-similé de cartes de clubs révolutionnaires toulousains dont l'original est effectivement conservé dans nos locaux dans le dossier 4S46. La boucle est bouclée !

Bicentenaire de la Révolution française, 1789-1989. Carte postale couleur à caractère publicitaire, 14 x 9 cm. Édition Guy : Paris (1989). – Ville de Toulouse, Archives municipales, 9Fi4381.

Une bibliothèque en [r]évolution


juillet-août 2017

Ah le 14 juillet ! Ses défilés, ses concerts, ses feux d'artifice… Vous comprendrez qu'on évitera soigneusement d'expérimenter cette dernière facette de la fête nationale dans notre bibliothèque. Toutefois, pour rester dans le sujet, nous pouvons vous proposer une approche plus « classique », comme une sélection d'ouvrages et de revues sur la Révolution française.
D'ailleurs, en parlant de « révolution », notre base de données est en train de connaître certaines améliorations, pour l'instant invisibles du grand public, mais qui vont permettre d'échanger des informations sur nos collections avec d'autres institutions patrimoniales. Un projet de portail régional commun est même en préparation. Mais chut… nous vous en reparlerons bientôt.
Alors, en attendant, n'hésitez pas à profiter de la pause estivale pour consulter notre catalogue en ligne et, pourquoi pas, à venir nous rendre visite en salle de lecture !

Le Miroir : entièrement illustré par la photographie, Paris : (s.n.), 4e année, n° 40, 30 août 1914, première de couverture (détail). Ville de Toulouse, Archives municipales, PRE6/40.

Quand la presse reflète l'actualité d'une époque


juin 2017

Celles et ceux qui ont un jour entrepris de faire des études d'histoire contemporaine le savent bien : hormis les sources primaires, que constituent les documents d'archives, il existe une autre mine remarquable d'informations, dont la richesse mérite bien un dépouillement souvent fastidieux : la presse.

Nationale ou locale, généraliste ou spécialisée, elle est toujours, et par essence, le reflet d'une société à un moment donné, le témoignage d'une époque.

Malheureusement, cette ressource est très fragile. La netteté de l'impression est parfois approximative, la qualité du papier souvent médiocre et les encres typographiques particulièrement acides. Sans parler des pliages divers et successifs, des conditions de livraison et de réutilisation éventuelle, qui peuvent l'altérer définitivement et rendre plus difficile sa conservation.

Pour essayer de préserver ce qui peut l'être avant l'autodestruction programmée, la Bibliothèque nationale de France a lancé depuis quelques années un plan de numérisation des titres de presse à l'échelle du pays. Avec ses partenaires, comme le pôle associé Midi-Pyrénées, elle organise le traitement des collections expédiées sur ses chaînes de numérisation, consultables ensuite dans Gallica.

C'est ainsi qu'un hebdomadaire national, « curieusement » nommé Le Miroir, est devenu accessible en ligne. Notre collection l'est ainsi devenue à son tour.

Boucherie des Puits-Clos, projet de transformation de la devanture, 1947. Ville de Toulouse, Archives municipales, 708W3 (détail).

Miroir, mon beau miroir !


juin 2017

Dis-moi qui a la plus belle enseigne ! Telle était la supplique quotidienne des agents du service de l'Esthétique Urbaine.

Ce service, rattaché à la Direction de l'Urbanisme, avait pour mission de se prononcer sur les modifications de devantures de commerce, les poses d'enseignes, et plus généralement sur tous les travaux susceptibles d'impacter l'apparence générale de la cité.

Une minuscule fiche de renseignements à remplir, un plan du projet, voire quelques photos de l'état initial à joindre au dossier, et le tour était joué ! Pas de chichi, avec le Bureau d'Esthétique, ça passe ou ça casse !

 

Porte de la Commutation au jardin des Plantes, le long de l'avenue Frédéric-Mistral. Fin 19e siècle. Vue de la porte prise depuis le jardin ; au premier plan, une femme avec une ombrelle, tenant un enfant par la main. Photographie N&B, 9 x 12 cm. Ville de Toulouse, Archives municipales, 1Fi5337 (détail).

Mamma mia !


mai 2017

Je dois vous arrêter tout de suite : nous ne parlerons ni de comédie musicale, ni de variétés suédoises, ni même de cuisine italienne… Il faut dire que pour tous ces domaines, bien qu'intéressants, je n'ai guère de ressources à vous proposer dans la bibliothèque des Archives. Désolée, mais on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a.
En revanche, si vous cherchez quoi offrir à votre maman pour sa fête prochaine, je peux vous faire quelques suggestions… : un beau livre sur les Archives (et pourquoi pas ?), un ouvrage retraçant l'œuvre et la carrière de la plus grande femme photographe toulousaine du 20e siècle, un petit manuel de recettes (réservé tout de même aux initiés) ou bien encore, pour les It-Mums, un guide pointu sur la mode (à travers les siècles). De quoi sortir un peu des sentiers battus… même si, personnellement, un joli bouquet de fleurs reste une valeur sûre.
Mais au fait, et moi, quel sera mon cadeau ?

Couverture du programme de la cérémonie de remise des Médailles de la Famille Française au Théâtre du Capitole (sans date). Ville de Toulouse, Archives municipales, 95W243 (détail).

Une Maman en Or !


mai 2017

Il fut un temps où le mérite des mamans toulousaines était récompensé comme il se doit. Pas avec des colliers de nouilles ou la dernière centrale vapeur, non ! Dans les années 1940-1970, la municipalité célébrait cette fête nationale en grande pompe. Les mères de familles nombreuses recevaient un carton d'invitation pour une représentation spéciale du Théâtre du Capitole, suivie d'une cérémonie de remise de médaille de la Famille Française et d'un goûter pour les enfants.

Comme en témoignent les listes des médaillées, les critères de sélection sont clairs : médaille de bronze, cinq enfants minimum ; médaille d'argent, entre huit et neuf ; médaille d'or, pas moins de dix bouts de chou (certaines familles comptant jusqu'à douze enfants). On en conviendra, cela valait bien une médaille.

Projet de "Téléférique pour voyageurs, ligne Parc des Sports – Coteau de Pech-David", par la société Legendre et Cie, plan de la station supérieure du téléphérique. Ville de Toulouse, Archives municipales, 529W119/1/2 (détail).

Se déplacer sur un fil


avril 2017

Décidément, l'histoire n'est qu'un éternel recommencement, notamment en matière de transports en commun. Alors qu'il est aujourd'hui question de créer un téléphérique à Toulouse entre l'Oncopole et Paul-Sabatier, en 1936, on s'interrogeait déjà sur ce mode de transport aérien. Le devis et les plans proposés par la société Legendre & Cie, conservés aux Archives municipales, évoquent une ligne de 1800 mètres permettant de rallier le Parc des Sports à Pech David en moins de 8 minutes. Cabine de 20 voyageurs et un conducteur, vitesse de pointe frisant les 5 mètres par seconde, débit horaire d'environ 150 personnes et une batterie de dispositifs de sécurité : le projet avait tout pour réussir, mais n'a jamais été concrétisé. Toulouse reprendra-t-elle le fil de cette histoire ? Seul l'avenir nous le dira !

Intérieur de la Tour de Contrôle (Blagnac). 28 octobre 1972. Plan rapproché de 3/4 face d'une jeune femme au téléphone (épouse de Bernard Ziegler, un des pilotes de l'équipage du vol d'essai). Cliché pris lors du 1er vol d'essai de l'avion Airbus A300 B. Négatif N&B, 2,4 x 3,6 cm. André Cros - Ville de Toulouse, Archives municipales, 53Fi1997 (détail).

Allô ? Y a-t-il quelqu'un au bout du fil ?


avril 2017

S'il est une ressource précieuse, et parfois insoupçonnée, de la bibliothèque des Archives, c'est bien sa collection d'annuaires de la Haute-Garonne.

Ne vous méprenez pas, nous sommes d'accord : cela fait belle lurette que les gens qu'on y trouve n'habitent plus à l'adresse indiquée, que leur numéro de téléphone a gagné au moins quatre chiffres depuis l'impression du bottin et que vous n'y trouverez certainement pas d'information sur le mystérieux correspondant qui vous a appelé hier soir sans laisser de message…
Pourtant, cet outil se révèle indispensable quand on recherche où habitaient nos (arrières) grands-parents, s'ils exerçaient une activité particulière, ou même pour vérifier que le directeur de l'école cette année-là était bien M. Machin… Un annuaire est également bien utile quand on mène l'enquête pour savoir si des activités polluantes se sont tenues dans tel ou tel quartier ou pour localiser où se tenait telle épicerie qui figure sur plusieurs de nos cartes postales. Et en plus, on y trouve des publicités d'époque !

Alors, si désormais vous considérez d'un autre œil notre collection d'annuaires « vintage », consultez-en la liste et rendez-vous en salle de lecture !

Spectacle de magie. Fonds photographique fabrique Giscard, photographie stéréo colorisée, 8,5 ₓ 17 cm. Ville de Toulouse, Archives municipales, 46Fi1375 (détail).

AbraCADAbra !


mars 2017
Pas de mystère, les archives publiques sont accessibles à tous, et ce depuis la Révolution française, excusez du peu ! Accessibles, oui, mais à toute règle il y a des exceptions, et dans ce domaine bien précis on les appelle « délais de communicabilité ». En effet, tout document qui comporte des informations protégées sera infailliblement soustrait aux regards des citoyens pour une durée allant de 25 à 120 ans selon les cas. Le plus souvent, la restriction survient lorsque les archives contiennent des données à caractère personnel, le but premier étant de protéger la vie privée de l'individu concerné. Et oui, la liberté d'accès des uns s'arrête là où commence la vie privée des autres !

Si vous souhaitez malgré tout consulter des archives non communicables, il est possible de demander une dérogation. Le précieux sésame vous sera accordé si et seulement si la consultation de ces documents ne conduit pas à « porter une atteinte excessive aux intérêts que la loi entend protéger ». En cas de refus, vous pourrez toujours faire appel, abracadabra, à la Commission d'Accès aux Documents Administratifs, également compétente en matière d'archives publiques, avant de tenter, last but not least, votre chance au tribunal administratif.

Diableries, n° 65 : Une nuit en enfer. A. Block (Paris), photographie stéréo N&B, 8,5 ₓ 17 cm. Ville de Toulouse, Archives municipales, 46Fi1412 (détail).

L'Enfer n'existe pas


mars 2017

Cela fait maintenant plusieurs années que je vous parle régulièrement de la bibliothèque des Archives : de ses ouvrages, de ses collections, de son catalogue. Elle n'aura bientôt plus de secrets pour vous.

Elle reste pourtant un petit paradis hors du temps, où des ouvrages du 16e siècle cohabitent avec d'autres à peine parus, tout juste sortis des presses, dans une sorte d'osmose thématique et scientifique. Ce qui les lie, c'est l'histoire de Toulouse et de ses habitants, de sa culture et de ses industries.

Elle ne connaît pas la censure. Bien sûr, elle fait l'objet d'une politique d'acquisition raisonnée : elle ne peut en effet viser à l'universalité. Mais on n'exclut pas un livre à cause de sa mauvaise réputation… : il n'y a donc pas d'Enfer dans notre bibliothèque. Les seules restrictions qui s'appliquent concernent l'état de conservation du document : s'il est trop mal en point pour être consulté en salle de lecture, il devient alors incommunicable.
Mais cet état n'est pas forcément définitif. Après un passage à l'atelier de restauration et/ou de numérisation, il peut regagner son statut, physiquement ou virtuellement.

Alors, n'hésitez pas à consulter notre catalogue en ligne : tous nos ouvrages vous y attendent !

Classes transplantées - Classes de Neige à Aulus. 13 février 74 [sic]. Colonie de vacances de la Ville de Toulouse, Aulus-les-Bains, Ariège. Direction de la Communication - Ville de Toulouse, Archives municipales, 15Fi1925 (détail).

Blanc comme neige...


février 2017

Ah elles sont belles, nos jolies petites têtes blondes (et pas que blondes d'ailleurs) ! Elles en ont bien de la chance de pouvoir partir en classes de neige, d'admirer la montagne ariégeoise recouverte de son blanc manteau !
Cette photo a été prise par le service des techniques de communication de la mairie de Toulouse en 1974. Elle illustre la contribution de la ville aux excursions sportives des jeunes Toulousains au cours des années soixante-dix et quatre-vingts.
Un fonds d'archives papier, le 40W, vient compléter ce reportage photographique. Malheureusement, ce versement a été transmis en 1988 aux Archives municipales sans avoir été inventorié au préalable. Il a été rapidement noyé dans la masse des archives contemporaines (nous en sommes maintenant au versement 1238W !) : seules les informations inscrites sur les chemises nous renseignent sur leurs contenus : « classes transplantées ; classes rousses ; classes de neige ; classes vertes ; ... ».

En attendant une description plus précise, nous espérons que ces informations vous auront donné envie de découvrir la folle aventure des classes de neige toulousaines !

C'est beau, ça glisse tout seul, comme le cygne gracieux sur son lac (2016). Stéphanie Renard - Ville de Toulouse, Archives municipales, 4Num12/88.

Magie blanche


février 2017

Et si, traînant au milieu des rayonnages de notre bibliothèque, vous vous preniez pour... Harry Potter ? Ou Merlin l'Enchanteur ? Nous ne sommes bien sûr ni à Poudlard, ni à Camelot... et ce n'est pas dans nos magasins que vous trouverez de vieux grimoires poussiéreux. Car, vous ne le savez peut-être pas, mais nos Annales manuscrites, celles de la ville de Toulouse, sont vigoureusement protégées de ce fléau par deux gentes dames, qui par ailleurs peuvent être drôles, mais qui ne plaisantent guère avec la poussière. Ce n'est pas pour autant que les Archives sont dépourvues de magie... blanche évidemment !

En cherchant bien, on en trouve un peu partout : en salle de lecture, quand un lecteur obtient LA réponse à sa question ; sur notre site Internet, quand on imagine que des documents du 14e siècle sont désormais accessibles de presque partout dans le monde en seul un clic (ou un petit peu plus...) ; dans notre bibliothèque, où quelques ouvrages de magie vous attendent...

Alors, n'hésitez plus, venez vous émerveiller devant nos trésors et... Abracadabra !

Extrait du reportage « Vie des Archives », 2016. Stéphanie Renard - Ville de Toulouse, Archives municipales, 4Num12/20 (détail).

« J'en ai plein le chariot... »


janvier 2017

Lorsque vous entendez de la part d'un archiviste : « Ah, j'en ai plein le chariot ! », ne vous méprenez pas, ce n'est pas une preuve de découragement ! C'est qu'il ne chôme pas, tout simplement : il collecte, classe, transporte et déplace sans relâche, véritable Sisyphe des temps modernes ! Et le dénominateur commun à tout cela, c'est le chariot, bien sûr !

Fidèle compagnon de l'archiviste, le chariot se devra de répondre à un cahier des charges des plus précis. Il devra être assez large (mais pas trop, inutile de rester coincé entre les rayonnages) et maniable (avec des roulettes dignes de ce nom, pas celles des caddies de supermarché). Si c'est à l'outil que l'on reconnaît le bon artisan, c'est au chariot que l'on reconnaîtra le bon archiviste, enfin, on peut l'espérer !

Collecte Classement Transport Déplacement
Extrait du reportage « Vie des Archives », 2016. Stéphanie Renard - Ville de Toulouse, Archives municipales, 4Num12/331. Extrait du reportage « Vie des Archives », 2016. Stéphanie Renard - Ville de Toulouse, Archives municipales, 4Num12/14. Extrait du reportage « Vie des Archives », 2016. Stéphanie Renard - Ville de Toulouse, Archives municipales, 4Num12/97. Extrait du reportage « Vie des Archives », 2016. Stéphanie Renard - Ville de Toulouse, Archives municipales, 4Num12/125.
Vue 331 Vue 14 Vue 97 Vue 125
BORDES, François (dir.). « Ils observaient les étoiles... » : cinq siècles d'astronomie toulousaine, Toulouse : Mairie de Toulouse / Archives municipales, 2002, première de couverture (détail). Ville de Toulouse, Archives municipales, US/944.863/AMT/3.

Chariot, casserole, ourse. Petite ou grande. Et si on parlait d'astronomie ?


janvier 2017

Ah, la nouvelle année ! Avec ses bons vœux, ses bonnes résolutions, son horoscope... enfin là, je m'égare un peu. N'étant pas Madame Soleil (ou sa réincarnation), ce n'est pas ici que vous trouverez les dernières prédictions de votre signe pour 2017. Désolée. En revanche, pour ce qui est des conjonctions de planètes, des alignements d'étoiles, voire des trajectoires d'objets volants plus ou moins identifiés, la bibliothèque des Archives a peut-être quelques pistes à vous proposer.

Elle compte en effet plusieurs ouvrages (techniques) d'astronomie, ainsi que des monographies sur l'histoire de cette science particulièrement développée dans notre région. Grâce à sa situation géographique exceptionnelle, Toulouse, et plus généralement l'Occitanie, sont un lieu d'observation unanimement reconnu, et ce, depuis près de cinq siècles, comme en témoigne l'exposition réalisée par les Archives municipales en 2002. C'est pourquoi nos collections reflètent elles aussi cette identité forte.

Alors, envie d'en savoir plus ? N'hésitez pas à consulter notre catalogue !

Musée des Augustins, 21 rue de Metz. 3 janvier 1896. Vue en perspective du musée et de son jardin prise depuis l'angle de la rue des Arts et de la rue de Metz. Dessin, 60 x 93 cm. Eugène Curvale. Ville de Toulouse, Archives municipales, 21Fi72 (détail).

Où est passée la grille des Augustins !


décembre 2016

Il fut un temps où le musée des Augustins était contenu dans un élégant écrin de fer forgé, une grille monumentale incitant les passants à venir découvrir ce temple des Arts. Telle en témoigne cette vue en perspective dessinée en 1896 par l'architecte Eugène Curvale, dont le charme bucolique donnerait presque envie de remonter dans le temps ! Mais où est donc passée la grille des Augustins ! Voilà une question qui mériterait quelques recherches, notamment au sein des Archives municipales de Toulouse.

Les indices sont minces : en 1951, le chef du Service Jardins et Promenades rédige une note pour avertir de l'état de délabrement du portail, qu'il estime être un danger pour la circulation du public et la sécurité des enfants jouant dans le parc. Il y a urgence, il faut agir. Quant à savoir quand la grille a été supprimée, je ne saurais vous le dire... La réponse se cache certainement dans les dossiers évoquant la réorganisation du musée des Augustins, entreprise au cours des années 1960. Ou bien d'autres auront déjà répondu à cette question, se servant de cette anecdote pour illustrer l'histoire du musée à travers les âges. Je vous ai mis sur la piste, à vous de poursuivre l'enquête !

En attendant, vous pourrez toujours aller visiter le musée des Augustins et sa toute nouvelle exposition temporaire "Fenêtres sur cour - peintures du XVIe au XXe siècle".

« La Toulousaine ». Avant 1904. Bas-relief avec inscription : « Louis Deffès, 25 juillet 1819, 28 mai 1900 », représentant Louis Deffès au piano ; œuvre signée « D. Fourcade, 1900 ». Mentions imprimées sur l'image : « Héliotypie E. Le Deley, Paris » et « Fourcade, sculpteur ». Ville de Toulouse, Archives municipales, 9Fi7244 (détail).

Et le « Grillon d'or » est attribué à… Louis Deffès !


décembre 2016

Alors là, comme çà, à brûle-pourpoint, cette annonce a peut-être de quoi vous surprendre et c'est bien compréhensible, d'autant plus qu'elle a réellement eu lieu en mai 1898. C'est en effet à cette date que les Cadets de Gascogne, une société qui regroupait toutes les célébrités méridionales habitant Paris, ont choisi de décerner ce prix honorifique au maître Deffès.

Pierre Louis Deffès (1819-1900) était un compositeur d'opéras, qui devint en 1847 le premier Toulousain prix de Rome de composition musicale. Fils d'un tailleur, il est passé à la postérité pour avoir mis en musique un poème de Lucien Mengaud : cette œuvre, appelée La Toulousaino (ou Toulousaine), est devenue l'hymne de la Ville Rose, entonné par le maire lui-même (celui qui a précédé Pierre Baudis).

Directeur du Conservatoire de Toulouse de 1883 à 1900, cet illustre acteur de la vie culturelle toulousaine du 19e siècle n'a pourtant pas fait l'objet de beaucoup d'études historiques. Sa vie nous est toutefois connue grâce aux travaux de Bertrand Malaud, qui a fait don de son manuscrit en 2002 à notre bibliothèque.

Présentation du projet de l'équipe Almudever – Lefebre lors du concours d'architecture pour la réalisation de la médiathèque de Toulouse, vue en perspective depuis les allées Jean Jaurès, 1997. Ville de Toulouse, Archives municipales, 891W25.

Pas 1, pas 2, mais 3 arches perdues !


novembre 2016

Toulouse, la ville qui fait mieux qu'Indiana Jones ! Car de l'actuelle médiathèque José Cabanis, vous ne connaissez que le projet définitif, mais il y en eu trois autres, trois arches perdues en quelque sorte ! Enfin pas tout à fait : grâce aux Archives municipales, vous pourrez tout de même vous en faire une idée.

Ce projet remonte aux années quatre-vingt-dix, du temps où la municipalité partit en quête d'idées pour succéder à l'imposante École vétérinaire. Un appel à candidature est lancé pour la réalisation d'un nouvel équipement culturel, une médiathèque régionale, capable de symboliser la porte Marengo sous la forme d'une arche monumentale reliant le cœur historique de la ville et ses faubourgs. Quatre cabinets d'architectes s'opposent alors dans cette compétition féroce. Un rapport d'une vingtaine de pages énonce les tenants et les aboutissants de ce concours. En introduction, on peut découvrir les attentes de la ville en sa qualité de maître d'ouvrage. Puis sont exposés les arguments des candidats, vantant les qualités architecturales et techniques de leur projet, photos en perspectives et plans à l'appui. Au final, c'est l'architecte Jean-Pierre Buffi et le cabinet toulousain Séquence qui l'emportent, reléguant aux oubliettes de l'histoire nos arches perdues...

BERTRAND, Nicolas. Opus de Tholosanorum gestis ab urbe condita, Tholose : Industria Magistri Johannis Magni Johannis, 1515, détail du folio 88 verso. Ville de Toulouse, Archives municipales, RES343.

L'arche perdue... ou comment apporter des réponses quand ce n'est pas à nous que s'adressait la question.


novembre 2016

Si l'on peut éventuellement considérer l'Arche d'alliance comme une sorte de bibliothèque des Dix Commandements, force est de constater qu'à mon humble niveau, je ne peux être d'une aide capitale dans l'entreprise de sa redécouverte. D'ailleurs, un certain archéologue chapeauté et habile à manier le fouet fait cela beaucoup mieux que moi.

Cela étant posé, ici, à la bibliothèque des Archives, on peut néanmoins trouver : des incunables perdus, des églises perdues, des frontières perdues et même des « Heures perdues ». Comme quoi tout n'est pas toujours perdu pour tout le monde...

Le tout est de savoir s'y retrouver. Et pour cela, un peu de méthode ne nuit pas.
Le catalogue de la bibliothèque est accessible de plusieurs façons :

• par la recherche simple : proposée par défaut, elle vous permet, en une seule fois, d'interroger l'ensemble des champs d'une notice bibliographique ; il faut donc choisir ses mots avec précision ;

• par la recherche avancée : pour les « habitués », et ceux qui disposent de certains renseignements préalables, elle vous propose une approche plus classique par cote, auteur ou titre ;

• par le plan de classement : thématique et/ou typologique, il vous donne à voir l'ensemble des collections et vous ouvre l'accès aux notices qui y correspondent.

Et c'est bien connu, rien de tel qu'un plan quand on est perdu : cela peut toujours être utile...

À ce propos, on vous l'a peut-être déjà dit : le plus vieux plan de Toulouse, ou plutôt la plus ancienne vue cavalière de la Civitas Tolosa, figure dans l'ouvrage de Nicolas Bertrand intitulé « Opus de Tholosanorum gestis » [folio 88 verso]. Il s'agit d'une représentation de la fondation de la ville, avec au centre le roi Lémosin, revêtu d'un manteau à parement et collet d'hermine, qui, muni d'un sceptre, donne ses instructions aux deux artisans maçons qui bâtissent le rempart.

Mais savez-vous qui était ce mystérieux Lémosin ?
Fondateur mythique de la ville, à qui l'on attribue traditionnellement le peuplement de l'Europe, il était également le petit-fils de Japhet, et donc l'arrière-petit-fils de Noé. Celui-là même qui fabriqua jadis une arche... que l'on aurait retrouvée sur le Mont Ararat, en Turquie. Mais cela, c'est une autre histoire.

"Cité Madrid", étude de l'Agence d'Urbanisme de l'Agglomération Toulousaine, janvier 1986. Ville de Toulouse, Archives municipales, 379W4 (détail de la couverture).

Cité Madrid : « La petite Espagne à Toulouse »


octobre 2016

La cité Madrid est située, comme son nom ne l'indique pas, non pas en Espagne, mais au cœur du quartier toulousain des Sept-Deniers. Sa construction est décidée dans l'urgence, à la fin des années trente, pour accueillir les familles espagnoles en exil suite à la prise de pouvoir de Franco. Certains de ces logements rudimentaires ne comprennent alors ni salle d'eau, ni chauffage. Avec le temps, les conditions ne sont pas améliorées, si bien qu'au début des années quatre-vingt, la ville entame un programme de réhabilitation. On fait appel à l'agence d'urbanisme de l'agglomération toulousaine pour étudier la faisabilité du projet.

Si vous souhaitez découvrir tout un pan de l'histoire de cette cité, ce rapport est fait pour vous ! Vous y trouverez pêle-mêle une analyse socio-démographique de la population, la liste des équipements publics et des espaces extérieurs, une présentation des problèmes du bâti et les propositions d'amélioration envisagées. ¡Olé!

Hôpital de Varsovie, actuellement hôpital Joseph-Ducuing, élévation antérieure. Phot. Chloé Baychelier, Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées – Inventaire général / Toulouse Métropole / Ville de Toulouse, 2007, IVC31555_20073100662NUCA (détail)

Un « château » de l'Espagne républicaine à Toulouse


octobre 2016

On peut avoir été élevé dans la Manche et ne pas avoir lu Don Quichotte.

De la même façon, on peut être passé devant l'hôpital Joseph-Ducuing, y avoir rendu visite à un proche malade ou à une jeune maman, et ne pas savoir qu'il est l'héritier de l'hôpital Varsovie, fondé en 1944 par les républicains espagnols exilés dans le sud de la France.
Alors, pour remédier à cette fâcheuse situation, je vous invite à découvrir son histoire méconnue, singulière, pleine de rebondissements et d'implications géopolitiques.

Vous apprendrez ainsi que cet hôpital, installé dans un « château » de la rue Varsovie, fut d'abord un hôpital militaire, créé par les guérilleros en vue de l'opération Reconquista de España ; qu'il devint ensuite un hôpital civil destiné à soigner l'ensemble des réfugiés et des survivants espagnols des camps de concentration nazis ; qu'il bénéficia de l'aide humanitaire internationale, MARTINEZ VIDAL, Àlvar. L'Hôpital Varsovie : Exil, médecine et résistance (1944-1950), Portet-sur-Garonne : Nouvelles éditions Loubatières, Collection « Libre parcours », 2011, 104 p. Ville de Toulouse, Archives municipales, 3527.notamment nord-américaine, qui lui permit de développer un centre de formation pour son personnel soignant, des recherches cliniques et des campagnes sanitaires ; puis qu'en 1950, en pleine guerre froide, les médecins espagnols qui le dirigeaient furent arrêtés parce que membres d'un parti communiste étranger.

C'est alors grâce à Joseph Ducuing, professeur de chirurgie à l'université de Toulouse et directeur du centre régional anticancéreux, que l'hôpital fut sauvé de la disparition pure et simple. Vingt ans plus tard, le nom du professeur lui fut donné pour lui rendre hommage.

Voilà, désormais, vous en savez un peu plus. Mais pour poursuivre sur votre lancée, n'hésitez pas à consulter l'ouvrage coordonné par Àlvar Martínez Vidal disponible dans notre bibliothèque.

¡ Et promis, très bientôt, je lirai Don Quichotte !

Permis de construire, construction d'un immeuble collectif, SCI des Jardins, à l'angle des Allées François-Verdier et de la rue des Jardins, 1962. Ville de Toulouse, Archives municipales, 2 Fi 2799.

PC 007 - Permis de construire


septembre 2016

Lorsque la commune vous accorde un permis de construire, vous ne devenez pas subitement un agent au service secret de la mairie, non ! Vous obtenez simplement le droit d'ajouter votre pierre aux nombreux édifices que compte déjà la ville ! Et des permis de construire, il y en a plus de 64 000, qui vous attendent tels des spectres, rien que pour vos yeux, dans les entrailles des Archives municipales.

Vous pouvez désormais mettre au jour ces diamants éternels grâce au moteur de recherche de notre base de données en ligne (pour les bâtiments édifiés entre 1922 et 1999 ; l'année 2000 sera bientôt disponible), et venir les consulter sans attendre dans notre salle de lecture, parce qu'on ne vit que deux fois !

En revanche, pour les permis demandés entre 2001 et 2016, vous devrez vous adresser au service des Autorisations d'Urbanisme, 1 place des Carmes.

Bibliothèque des Archives, magasin 6, 2016. Cliché : Stéphanie Renard - Ville de Toulouse, Archives municipales.

À l'heure de la rentrée littéraire, voici les nouveautés de notre bibliothèque


septembre 2016

La période estivale est souvent l'occasion de nous lancer dans de grands chantiers : désherbage, reconditionnement, recotation, refoulement, mise à jour de la signalétique… Bref, de quoi faire un peu de sport en attendant le réconfort des vacances bien méritées… Et cette année n'a pas fait exception. Nous nous sommes donc lancés dans la réorganisation matérielle (et spirituelle ?) de nos collections de périodiques.

La principale difficulté de ce type de ressources est justement d'anticiper l'accroissement des collections dites « vivantes » (c'est-à-dire pour lesquelles de nouveaux numéros à paraître vont venir compléter ceux que nous conservons déjà).  C'est un exercice d'autant plus délicat que l'espace est une denrée rare, qu'il faut s'efforcer d'optimiser.

Par ailleurs, les 279 titres que nous possédons balaient un éventail assez large de thématiques. Jugez plutôt : les Cahiers de civilisation médiévale côtoient la Revue du Touring-club de France, en passant par le Bulletin du Club des cartophiles de Midi-Pyrénées ou la Lettre des Amis des archives de la Haute-Garonne

Alors, pour vous proposer un accès plus simple, nous avons mis en place un plan de classement des périodiques. Vous pouvez ainsi, en quelques clics, disposer d'un panorama général de nos ressources. Une fois parvenu sur la notice du titre qui vous intéresse, vous avez même la possibilité de consulter l'état de collection correspondant (en cliquant sur « Voir les exemplaires bulletinés »), ainsi que la liste et les références des articles qu'il contient, relevés dans notre base de données (en cliquant sur « Voir les articles dépouillés »).

Ne reste plus maintenant qu'à vous lancer...

[Portrait d'une enfant]. Entre 1871 et 1875. Portrait en pied d'une enfant appuyée sur une pile de livres, vêtue d'une robe et d'une veste sombres. Photographie collée sur carton, 9 x 5,5 cm. Eugène Delon. Ville de Toulouse, Archives municipales, 1 Fi 777 (détail).

Sur la route des vacances, n'hésitez pas à « Partir en livre »...


juillet-août 2016

Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas (que) de la bibliothèque des Archives dont je vais vous parler ce mois-ci, mais d'une opération lancée par le Ministère de la Culture qui se déroulera du 20 au 31 juillet. « Partir en livre » (c'est son nom) se présente comme la grande fête du livre pour la jeunesse.

Et comme ce sont les jeunes d'aujourd'hui qui deviendront nos lecteurs de demain, il est donc tout naturel pour une bibliothécaire d'en faire la promotion (çà tombe bien : ce sont les soldes...) : alors, qu'elle soit scolaire, « Partir en livre : La grande fête du livre pour la jeunesse », 2016. Affiche de Joann Sfar. Ministère de la Culture et de la Communication.universitaire, ou avant tout de loisir, pratiquez la lecture ! Et encouragez vos petits camarades autour de vous : les jeunes, mais aussi les moins jeunes... Prenez-vous en photo avec votre livre fétiche sur la plage, assistez à l'heure du conte dans votre librairie préférée ou laissez-vous tenter par une bibliothèque nomade au détour d'un jardin...

Et si l'inspiration vous manque, ou que vous, infatigable chercheur, décidez non seulement de passer l'été au frais dans notre salle de lecture (attention, elle sera fermée la deuxième quinzaine de juillet), mais en plus, d'y traîner votre neveu désœuvré, pas de problème : nous avons la solution. En fouillant dans notre catalogue, vous trouverez bien une bande-dessinée, un roman d'aventures... ou un atlas routier collector. De quoi passer un bon moment en notre compagnie !

 

Boulevard Delacourtie. 26 janvier 1969. Vue d'un convoi transportant le fuselage de l'avion Lockheed Constellation L-1049G Super G d'Air France lors de son acheminement vers le centre d'attraction de Castelnaudary (Aude) depuis le site de Montaudran, cliché André Cros, négatif noir et blanc 6 x 6 cm. Ville de Toulouse, Archives municipales, 53Fi2327.

Un convoi exceptionnel bien déroutant


juillet-août 2016

Ceux qui suivent, depuis plus de 100 ans déjà, le Tour de France cycliste ne seront pas étonnés : en matière de véhicules incongrus, la caravane du Tour tient la palme. Dans une moindre mesure, on voit aussi quelquefois passer sur nos routes de superbes yachts ou voiliers juchés sur une remorque et qui, à l'instar des saumons, taquinent les bouchons et remontent le courant pour rejoindre un nouveau port d'attache.

Mais voilà, l'illustration proposée n'a absolument aucun lien avec une quelconque course à la voile ou à la pédale, car il s'agit là d'un avion (certes en pièces détachées) effectuant son premier envol, certes au ras du sol, entre les ateliers de fabrication toulousains et la zone de montage.
Ainsi, certains d'entre vous, nés avant les années 1970, se seront-ils probablement retrouvés un beau jour nez à nez avec la Caravelle ou le Concorde, alors qu'ils évoluaient lentement dans les rues de la ville.

 

Le photographe André Cros, que l'on apprécie particulièrement pour ses superbes clichés d'événements sportifs, aura su se faufiler dans les embouteillages afin de capturer ces étranges oiseaux encore rivés au sol et nous offrir ainsi ces beaux témoignages, vestiges d'une époque révolue.

Décret du parlement de Paris sur rouleau de parchemin, portant adjudication des moulins de Lisle-Jourdain et Daux aux capitouls, 22 décembre 1515. Ville de Toulouse, Archives municipales, ii 14/6 (zoom sur une partie des sceaux servant à assurer les attaches entre les différentes peaux cousues et ainsi empêcher toute falsification de l'acte).

Le recyclage pour les sceaux


juin 2016

Les sceaux tout le monde connaît, il y en a partout et cela depuis belle lurette ; et malgré des multiples évolutions de la diplomatique, ils ne sont pas prêts de disparaître, les grands de ce monde en font encore usage lorsqu'ils veulent valider un traité, une loi, etc.

Bref, le sceau a encore de beaux jours devant lui.
Mais attention, les sceaux sont fragiles par essence, et comment faire pour les préserver ? Depuis longtemps Archives et Bibliothèques se sont penchées sur le cas des sceaux et diverses recommandations ont été produites, des techniques de conservation développées, et nos restaurateurs savent parfaitement protéger et bichonner ces petites choses qui scellent les actes.
Au lieu de vous présenter les dernières techniques de pointe en matière de préservation des sceaux, nous avons préféré vous montrer en image celle en usage sous l'Ancien Régime. Elle est toute simple, se fait à base de recyclage de vieux manuscrits poussiéreux sur parchemin que l'on considère inutiles* : on découpe deux ronds dans le vieux parchemin qu'on va ainsi recycler, on enveloppe le sceau sur l'avers et le revers, un coup d'aiguille bien placé pour lier le tout, et le tour est joué, on obtient une ingénieuse et non moins ravissante enveloppe à sceau. Voilà un sceau qui se trouve désormais protégé des dégradations.

Un conseil toutefois : si d'aventure vous aviez un sceau à protéger, ne vous amusez pas à reproduire cette technique démodée et contactez votre restaurateur le plus proche.

* De nos jours, l'emploi des qualificatifs vieux, poussiéreux et inutiles feront évidemment bondir tout archiviste qui se respecte.
 

Récupération d'annuaires téléphoniques (1985). [Camion benne, place du Capitole, pour symboliser, en présence du maire, le recyclage du papier par le biais d'une campagne de sensibilisation]. Ville de Toulouse, Archives municipales, 2 Fi 4510.

Le papier : une invention millénaire, toujours d'actualité, facile à recycler


juin 2016

À l'heure où l'on nous exhorte, à force de beaux discours, de crédits d'impôts et de malus écologiques, à sauver la planète, les baleines et les abeilles, une question cruciale se pose : que peut-on recycler dans notre bibliothèque ? Les numéros en double du Bulletin d'Information du Personnel municipal ? Le mobilier ? Les lunettes de la bibliothécaire ?
Il faut être réaliste : on a beau avoir mis en place une bibliothèque numérique et numérisée, c'est bien le papier, inventé par les Chinois trois siècles avant notre ère, qui reste le principal support de nos documents. Alors, concrètement, quand vient le temps de désherber les collections, en retirant des rayonnages les ouvrages et les revues qui n'entrent plus dans notre champ de recherche, qu'en faire ?
Tout d'abord, les proposer à d'autres (bibliothèques, centres de documentation, services d'archives). On ne sait jamais : on pourra peut-être les aider à compléter leurs fonds. En général, cela fonctionne plutôt bien, car cette pratique s'est beaucoup développée, tant au niveau régional (avec la mise en œuvre de plans de conservation partagée) qu'au niveau national (grâce aux outils de consultation des états de collections en ligne, comme Périscope).
Et pour ce qui ne les intéresse pas ? Alors, dans ce cas, on envoie les documents « au pilon », autrement dit : au recyclage. Autant le dire tout de suite, on n'aime pas çà. Pour nous, le livre n'est pas un objet comme un autre, qui prend la poussière sur les étagères ou qui passe de mode. Mais il faut bien se rendre à la raison : l'espace de stockage est une denrée précieuse, qui oblige à certains sacrifices. Et puis, c'est ce qu'on appelle le « cycle de la vie » : le papier ainsi recyclé sert à imprimer de nouveaux livres.
Hakuna Matata !

MALBREIL, François. Muséum d'histoire naturelle de Toulouse. Voyage dans les collections : Carnet pictural, Toulouse : Éditions Privat / Muséum, Collection « Patrimoine régional », 2015, première de couverture. Ville de Toulouse, Archives municipales, 3764.

Invitation au voyage...


mai 2016

Dans la bibliothèque des Archives, on trouve de beaux livres (sur l'architecture et le patrimoine, les expositions d'archives ou d'objets d'art...), des brochures, de la littérature grise, de la presse, des travaux universitaires, des dictionnaires et même des bandes-dessinées (si si, je vous assure). Il est cependant beaucoup plus rare de trouver des ouvrages qui mêlent à la fois la rigueur d'une description scientifique des collections et le ressenti d'un artiste qui les représente. C'est pourtant ce qu'ont réalisé François Malbreil et le Muséum d'histoire naturelle de Toulouse.

À travers l'ouvrage intitulé « Voyage dans les collections : carnet pictural », publié en 2015 pour les 150 ans du Muséum, on découvre les objets, souvent d'origine lointaine, qui ont marqué l'homme, le voyageur et l'artiste, et qu'il a retranscrits à travers ses dessins, gravures, estampes ou lithographies.

Le portrait qu'il a peint de cette « Malgache des hauts-plateaux », à partir d'un cliché en noir et blanc de la collection Julien, retrouvé dans la base iconographique du musée, en est un très bel exemple. À tel point qu'il a servi de première de couverture à l'ouvrage.

Librairie papeterie "Aux Six Sœurs", 2 place Saint-Étienne, années 1960, vue de la façade de l'établissement sur la place. Ville de Toulouse, Archives municipales, 41 Fi 362 (détail).

Sœurs jumelles


mai 2016

Le saviez-vous ?! Toulouse fait partie d'une grande famille ! Et je ne vous parle pas de l'Occitanie, non, mais de ses sœurs de sang, ses villes jumelles ! Car la ville rose ne compte pas moins de six villes jumelées de part le monde : Bologne en Italie, Kiev en Ukraine, Tel-Aviv en Israël, Atlanta aux États-Unis, Chongqing en Chine et Elche en Espagne. De quoi programmer un véritable tour du monde pour aller faire connaissance avec les petits cousins !

Ces alliances transfrontalières peuvent vous sembler incongrues, mais elles permettent de nouer des relations amicales entre villes de taille plus ou moins équivalente et les échanges qui en découlent sont d'autant plus fructueux. Sans cela, il faut bien se le dire, la marchande de fruits secs du boulevard de Strasbourg n'aurait jamais serré la main du maire d'Atlanta et les élèves du collège de Lalande n'auraient jamais pris l'avion pour aller à la rencontre de leurs homologues chinois ! Comme quoi, on ne choisit pas sa famille, sauf dans le cas des villes jumelées !

Reproductions de vues perspective dessinées du projet de bains-douche sur la place Jean Diébold. Crédit manuscrit en bas du dessin à droite : "Dressé par l'Architecte de la Ville, diplômé par le gouvernement. Toulouse le 28 décembre 1929. Jean Montariol", Ville de Toulouse, Archives municipales, 921 W 332 et 57 Fi 7.

Jeu des 7 erreurs (eau bas mot...)


avril 2016

Car il y a quelques erreurs (je ne les ai pas toutes comptées...) entre ces deux images ! Il s'agit en fait de deux représentations très similaires des bains-douche de Saint-Cyprien, dessinées par l'architecte Jean Montariol en 1929.

Au début du 19e siècle, la municipalité fait construire cinq établissements de ce type à destination des personnes n'ayant pas accès à l'eau courante. Ces images illustrent bien l'animation qu'il pouvait y avoir autour de ces lieux de vie, les enfants qui courent, les ouvriers qui viennent se délasser après une longue journée de travail, la haute bourgeoisie qui passe au loin sans détourner le regard (eh oui, elle a l'eau courante, elle...).

Mais ne comptez pas sur moi pour vous donner tous les indices ! La véritable erreur, s'il en est une, ou plutôt l'heureux hasard, c'est d'avoir trouvé la reproduction couleur de cette image dans l'un des 64 000 dossiers de permis de construire que nous conservons (autant dire une goutte d'eau dans un océan de déclarations d'urbanisme !). Cela s'explique par le fait qu'au début des années 1990, le bâtiment, n'ayant plus réellement d'utilité, est désaffecté, démoli puis remplacé par une mairie annexe, des locaux pour la police municipale et un parking en sous-sol. Ne subsiste de ces bains-douche que la porte en fer forgé au monogramme VT (Ville de Toulouse) ornée de son enseigne « douches municipales » en mosaïque.

NB : Dépouillement informatisé des permis de construire à consulter uniquement en salle de lecture en raison des données personnelles qu'il contient.

GUIZARD, Georges. De la Garonne au robinet : L'eau potable à Toulouse au XXe siècle, Toulouse : Mairie de Toulouse / Service des Eaux, 2006, première de couverture. Ville de Toulouse, Archives municipales, US/944.863/AMT/1.

Il était une fois... la « Toulousaine » des eaux


avril 2016

Toutes les grandes villes se sont construites au bord d'un fleuve : Rome, Alexandrie, Londres, Paris, Montréal, New Delhi... Lyon et Toulouse. Pour chacune d'entre elles, il s'agissait de profiter de ses bienfaits (irrigation des cultures, transport de marchandises, voie de communication, réserve de nourriture...), tout en essayant de minimiser les risques encourus (invasions, épidémies, inondations...). Car si l'eau est source de vie, elle peut tout aussi facilement causer la mort.

L'hygiène et la salubrité publique sont l'une des préoccupations majeures du pouvoir municipal depuis l'Antiquité : apporter et mettre à disposition une eau potable de bonne qualité, c'est s'assurer (aujourd'hui encore) de la bonne santé de ses concitoyens. Et c'est au Service des Eaux de la Mairie de Toulouse (désormais Direction du Cycle de l'eau de Toulouse Métropole) qu'il revient d'accomplir cette mission au quotidien.

En 2006, Georges Guizard, qui a dirigé ce service pendant de nombreuses années, est parti à la retraite. On aurait pu croire que toute cette mémoire serait perdue... C'était sans compter sur son envie de transmettre et sa passion pour son métier. Soutenu par la mairie, il a donc publié un ouvrage à la fois historique et technique, illustré mais pointu, qui appartient aux Usuels de notre bibliothèque, à consulter librement en salle de lecture !

BORDES, François. Sorciers et sorcières : Procès de sorcellerie en Gascogne et Pays basque, Toulouse : Éditions Privat, 1999, détail de la première de couverture. Ville de Toulouse, Archives municipales, 1253.

Rugby, archives et sorcellerie : bibliographie d'une promotion réussie


mars 2016

Alors voilà... Tout comme le Stade Toulousain a vu partir Guy Novès, devenu sélectionneur du XV de France, c'est au tour des Archives municipales de laisser s'en aller leur directeur, désormais inspecteur général, et que l'on aurait pu (mais pour d'autres raisons, évoquées un peu plus loin) également surnommer « le Sorcier »...

Afin de faire la promotion du récent promu, il a semblé opportun d'établir la bibliographie (non exhaustive, on ne sait jamais ce qu'on peut retrouver dans l'arriéré de la bibliothèque...) des ouvrages et des travaux publiés par notre aimable (et néanmoins barbu) ancien directeur.

Cette bibliographie, que vous pouvez télécharger ici, s'articule autour de quatre thématiques : l'histoire urbaine, les archives et la mémoire, la photographie et les cartes postales, et... la sorcellerie. Quand je vous disais qu'il y avait des points communs… et je ne vous parle même pas de la couverture de son livre sur le sujet : vous jugerez par vous-mêmes… Un indice néanmoins : Jeanne Mas aurait apprécié…

Mais revenons à nos moutons (landais bien entendu)… Les références précises et la cote des documents sont indiquées. Toutefois, n'hésitez pas à consulter le catalogue en ligne de notre bibliothèque pour y retrouver des informations complémentaires (résumé, description matérielle ou observations), susceptibles de vous aider à choisir l'ouvrage convenant le mieux à votre recherche.

Bon vent et bonne chance !

Magasin 3 des Archives municipales, mars 2016, Stéphanie Renard. Ville de Toulouse, Archives municipales, non coté.

Quand la paperasse prend du galon ! Ou comment devenir archives historiques…


mars 2016
Ah, la paperasse ! L'administration croule sous la paperasse ! Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la production de documents administratifs n'a cessé de croître, et l'avènement de l'informatique n'y a rien changé, bien au contraire. Toujours plus de formulaires à remplir, de rapports et autres comptes-rendus à rédiger, si bien qu'on ne sait plus où donner de la tête ! Et pourtant, parmi cette masse croissante de documents, mêlant allègrement papiers et mégaoctets, sont enfouies, bien cachées, les sources de l'histoire. Au cœur de cette paperasse mal-aimée se trouve un véritable trésor, une mine d'informations que l'archiviste a pour honorable mission de révéler au grand jour. Aidé d'une armada de circulaires et d'instructions ministérielles, ce travailleur de l'ombre évalue sans relâche l'intérêt des productions administratives et sélectionne les documents qui seront promus au rang tant convoité d'archives historiques. Car cette reconnaissance, cette élévation suprême au rang de patrimoine, ne peut être décemment accordée qu'aux archives porteuses d'une valeur juridique perpétuelle et/ou d'une valeur historique. C'est ainsi que chaque jour, les agents des Archives municipales de Toulouse partent en quête de ces documents qui, de simple paperasse, deviendront les archives de demain.
Carl Spitzweg. « Le Rat de bibliothèque ». Huile sur toile, vers 1850. 49,5 x 26,8 cm. Actuellement conservé au Musée Georg Schäfer (Schweinfurt, Allemagne). Source : The Yorck Project [Licence GNU Free Documentation License (http://www.gnu.org/licenses/fdl-1.3.fr.html)], via Wikimedia Commons.

Vous « faire la courte échelle » ou la mission du bibliothécaire...


février 2016

À quoi sert un(e) bibliothécaire ? À remplir des fiches, à ranger des livres, à répéter « Chuuuuut... » en boucle toute la journée et à garder à l'œil, ses lunettes bien vissées sur le nez, les fauteurs de trouble éventuels qui oseraient s'aventurer en salle de lecture. Voilà qui semble tout de même bien réducteur comme vision du métier...

Non, en vérité, le (la) bibliothécaire, comme tout professionnel de l'information, a pour mission d'être à l'écoute de vos attentes, de déterminer ce qui, dans les ressources dont il (elle) dispose, pourra vous être utile et vous aider dans vos recherches (qu'elles soient professionnelles, scolaires ou universitaires, ou même personnelles), et de vous en permettre l'accès grâce à des outils et un accueil adaptés. Autrement dit, sa mission est de vous faire la courte échelle, afin que vous puissiez voir, par dessus la barrière des catalogues et des procédures particulières, les documents dont vous avez besoin. Une sorte de passeur de savoir, finalement.

C'est pourquoi nous vous proposons des entrées thématiques, accessibles depuis le plan de classement de la bibliothèque, et des index spécifiques (comme « Bibliothèque numérisée » par exemple), destinés à vous faciliter les recherches et à vous faire apprécier encore davantage la richesse de nos collections.

Alors, pensez-y la prochaine fois que vous franchirez la porte de la salle de lecture : n'ayez pas peur de la personne qui vous accueille, elle est là pour vous aider !

Poisson dessiné pour le premier avril (détail). Plaque de verre négative. Raoul Berthelé. Début du 20e siècle. Ville de Toulouse, Archives municipales, 49 Fi 1584.

Quand l'échelle n'est pas le problème, mais la solution !


février 2016

Car pour les poissons migrateurs du bassin de la Garonne, quand on leur parle d'échelle, ils pensent d'abord à un poisson d'avril ! Et pourtant, on leur enlève une sacrée épine de la nageoire : cela signifie qu'ils pourront convoler plus facilement vers leurs zones de reproduction, en esquivant les barrages construits au fil du fleuve tels des murs infranchissables. Alors pour les aider à contourner ces redoutables obstacles, quoi de mieux qu'une échelle ! Vous pourrez en observer une à l'usine hydroélectrique du Ramier du Château. Cette installation, construite en 1987, est composée de 14 bassins successifs et d'une salle où l'on peut observer les poissons à travers des parois vitrées.

A l'époque, les élus ont même émis l'idée de compléter cet espace par un « musée-aquarium », mais le projet est, comme qui dirait, tombé à l'eau...

Taxe du poisson d'eau douce et de mer, pour l'année 1724, pendant ce carême. Placard imprimé, 29 janvier 1724. Ville de Toulouse, Archives municipales, BB 285.

Régime plus adapté


janvier 2016
Enfant, le soir de Noël c'était une soupe à l'oignon, une truffe au chocolat et au lit ! Pour le Nouvel an, pareil !
Désormais, la période des fêtes semble se placer sous le signe de l'excès de produits fins mais gras ou sucrés. D'où de stupéfiantes prises de poids et de fulgurantes crises de foie.
Après les dindes, chapons, foies gras et autres volatiles dodus sacrifiés à l'autel des fêtes de fin d'année, il est temps de repasser à un régime sec où la part belle sera faite aux endives, navets et brocolis.
Du reste, ne serait-il pas judicieux que les hautes autorités du Vatican envisagent de déplacer le temps du Carême afin de le reprogrammer juste après les fêtes de fin d'année ?
En attendant une hypothétique réponse de François 1er (celui du Vatican), les Archives vous proposent quelques idées pour manger maigre avec cette taxe (prix fixés par les capitouls) des poissons lors du Carême de 1758.
Signalons aussi que si la consommation de viande rouge était prohibée pendant ce temps de pénitence, les malades, femmes enceintes, enfants et vieillards et malades se voyaient tout de même autorisés à se rendre à la « boucherie de carême », seule autorisée à débiter bœuf, veau et autres pendant les quarante jours qui précèdent Pâques.
Salle de lecture de la Bibliothèque Mazarine, Paris. Phot. Remi Mathis & Marie-Lan Nguyen, 19 avril 2010. [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons.

Où trouver des livres d'Ancien Régime ?


janvier 2016

Tout comme dans l'histoire de France on parle d'« Ancien Régime » pour ce qui précède la Révolution de 1789, ce qui permet par conséquent de faire coïncider nouveau(x) régime(s) et histoire contemporaine, il existe une césure comparable dans les fonds de la bibliothèque des Archives.

Pourtant, cela n'a rien avoir avec la prise de la Bastille ; c'est plutôt de révolution industrielle dont il s'agit ici : en effet, la mécanisation du processus de fabrication du livre dans les années 1815-1830 a non seulement révolutionné le métier d'imprimeur-libraire, mais il a également eu d'importantes conséquences sur le travail quotidien du bibliothécaire.

Avant, fabriquer un livre était un travail artisanal, qui demandait du temps, du savoir-faire, sans oublier de bons appuis politiques, et qui produisait des ouvrages dont les particularités rendaient chaque exemplaire unique (ou presque). La pagination, la collation des cahiers composant le corps de l'ouvrage, les privilèges de l'imprimeur, le lieu d'édition (parfois fantaisiste), ainsi que la reliure ou même les marques des anciens possesseurs visibles sur la page de garde méritaient donc toute l'attention de celui qui avait pour mission de le cataloguer.

Après la modernisation du procédé, la mécanisation de la fabrication du papier qui désormais se présente sous forme de rouleau et l'utilisation des caractères mobiles d'imprimerie qui permettent de reproduire des pages à l'identique, les particularités d'exemplaires sont beaucoup moins nombreuses, et par conséquent beaucoup moins chronophages. Cela tombe plutôt bien… car la production de livres, quant à elle, connaît une croissance exponentielle, et le bibliothécaire est donc bien loin de rester désœuvré...

La bibliothèque des Archives compte plus de 400 ouvrages relevant du fonds ancien, appelé « Réserve ». On y trouve également des livres rares et précieux, publiés au 19e siècle et jusqu'en 1914. Pour mieux les appréhender, nous sommes en train de les organiser selon un plan de classement thématique, ce qui devrait, à terme, en faciliter l'accès. Par ailleurs, plusieurs d'entre eux ont été numérisés et sont désormais accessibles en ligne. N'hésitez pas à les consulter !

« Répertoire Choudens, Princesse Joujou », (détail) partition complète (chant et piano). Couverture illustrée par G. Girbal. Éditions Choudens, Paris, 230 pages. vers 1922. Coll. Part.

Princesse Joujou


décembre 2015

Rassurez-vous, cette princesse-là n'est pas la prochaine héroïne animée de nos chères petites têtes blondes. Princesse Joujou, c'est comme un hibou, une reine de la nuit si vous préférez, le personnage principal d'une opérette en trois actes créée en 1922.

Mais pourquoi donc un tel bijou se retrouve dans les fonds des Archives municipales me direz-vous ?! Le livret de cette œuvre nous vient tout simplement des archives du Théâtre du Capitole. Ainsi vous pouvez découvrir l'histoire de cet établissement culturel à travers de nombreux supports, allant des classiques documents administratifs jusqu'aux nombreuses partitions, affiches, dessins préparatoires de costumes ou vidéos de représentations que nous conservons.« Répertoire Choudens, Princesse Joujou », partition complète (chant et piano). Couverture illustrée par G. Girbal. Éditions Choudens, Paris, 230 pages. vers 1922. Coll. Part.

A moins qu'une telle masse d'informations ne vous mette à genoux... ! Seul petit caillou dans votre quête de connaissance, la description de ces documents ne vous semblera pas toujours à la hauteur de la richesse de ce fonds, mais nous travaillons chaque jour à son amélioration.

Pas de quoi chercher les poux à Princesse Joujou donc...

 

Articles de fêtes et jouets : Catalogue 1936-1937, Toulouse : Bimbeloterie du Sud-Ouest, 1936, première de couverture. Ville de Toulouse, Archives municipales, B3611/1.

« N'oublie pas mon petit soulier... »


décembre 2015

Oh oh oh... ! [imitation de la voix du Père Noël]. Cette fois, on y est : les fêtes de fin d'année approchent à grand pas ! Les préparatifs sont bien avancés, le menu du réveillon arrêté et la liste de cadeaux transmise à qui de droit... Comment çà, pas encore ?

Humm... Je ne pourrai malheureusement vous être d'aucune aide si on estime que vous n'avez pas été suffisamment sages pour mériter des cadeaux. En revanche, si vous ne saviez plutôt pas quoi demander, j'ai la solution : le catalogue « Articles de fêtes et jouets » de la Bimbeloterie du Sud-Ouest, pour l'année 1936-1937 !

On y trouve pêle-mêle des articles pour pochettes surprises ou pour cotillons et dancings, des feux d'artifices, des harmonicas, des poupées, des autos à pédales, des chevaux en carton, des bateaux en bois, des tricycles et des arrosoirs décorés... Pas mal, non ?

Allez, je vous laisse faire votre choix et en profite pour vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d'année.

Et n'oubliez pas, en cas de panne d'inspiration, le catalogue de la bibliothèque peut vous donner des idées !

Portrait de Jean Laurens Rigaud, 1er maire de Toulouse du 28 février 1790 au 1er août 1792. Extrait de La Municipalité de novembre 1790. Toulouse 1790. Représentation de 18 portraits. Gaubert Labeyrie, peinture à l'huile, 52 x 66,5 cm. Ville de Toulouse, Musée des Augustins, 1994 3 1 (détail).

J'aurai tant voulu être l'Élu


novembre 2015

J'aurai tant voulu être l'Élu

Et pourtant, être un élu, ce n'est pas un métier en soi ! Cela s'apparente davantage à une charge honorifique (à l'exception des indemnités de fonctions versées aux maires et maires adjoints) confiée directement par les citoyens à travers leur vote. À chaque nouvelle élection, cette responsabilité politique est remise en cause. Et à chaque nouvelle élection, les élus transmettent le fruit de leur travail aux services d'archives publiques dont ils dépendent.

Ainsi vous pourrez consulter, dans nos locaux, certains des dossiers relatifs aux affaires traitées par les anciens maires, maires adjoints et conseillers municipaux de la ville qui nous auront été transmis.

Vous pouvez aussi retrouver les maires de Toulouse depuis la Révolution sur le site des Archives.